Vatican : un proche de Pie XII enterré dans la nécropole papale

Il n’y a pas que des papes dans la crypte-nécropole du Vatican, comme le rapport l’agence romaine I-média pour l’hebdomadaire catholique Famille Chrétienne.

Outre l’extravagante Christine de Suède (1626-1686) « reine des Goths, des Suédois et des Vandales » selon l’épitaphe en latin, se trouve le tombeau de l’empereur Otton II (955-983), dit « le sanguinaire », spécialement connu pour avoir d’avoir convié les seigneurs romains qui voulaient rétablir la République à un grand festin afin de mieux pouvoir les assassiner…  Certains personnages sulfureux, comme Alexandre VI Borgia (1492-1503), ne sont même plus présents dans la crypte… Précisons d’ailleurs que les dépouilles des papes béatifiés et canonisés sont habituellement exposées à l’étage supérieur, directement dans la basilique.

I-média nous parle également d’un prêtre enterré dans la crypte, bien connu de Pie XII : Ludwig KaasLudwing Kass

« Au fond de la crypte, devant le tombeau de l’empereur Otton II, se trouve à même le sol une plaque de granite rouge où repose un simple prêtre diocésain : Ludwig Kaas (1881-1952), patriote rhénan passionné de politique.

Élu député à partir de 1919, il conseille en 1920 le nonce apostolique en Allemagne Eugenio Pacelli, futur Pie XII (1939-1958). Dirigeant un parti centriste de 1928 à 1933, il vote les pleins pouvoirs à Adolf Hitler (*). Il négocie avec ce dernier le concordat entre le Vatican et le Reich.

Accusé de conflit d’intérêts par sa famille politique, le prélat allemand se voit obligé de démissionner et de rejoindre la Curie romaine. Pie XII le nomme en 1939 responsable des fouilles sous la basilique Saint-Pierre. Il redécouvre la tombe de Pierre pendant la Seconde Guerre mondiale. La sépulture de Mgr Ludwig Kaas sera déplacée dans la crypte à la demande du pape ».

(*) Comme le raconte Wikipédia, le vote des pleins pouvoir à Adolf Hitler se fit après avoir tenté de rétablir un travail parlementaire en coopération avec les nationaux-socialistes. Pour certains, le pape Pie XII et le cardinal Pacelli (futur Pie XII) soutinrent cette politique dans une lettre qui montrait Hitler comme un rempart contre le communisme, mais, toujours selon Wikipédia, « cela n’est cependant pas corroboré par d’autres sources et tant que les termes exacts ou les qualifications dans cette lettre ne seront pas connus, les interprétations resteront spéculatives ». Avec cette précision : « le pape commençait à se méfier de ce parti qui supprimait les libertés de l’Église en interdisant les associations de jeunesse catholique ».

« Quand Adolf Hitler devint chancelier le 30 janvier 1933, grâce à une coalition entre le NSDAP, le DNVP et des conservateurs indépendants qui excluait le Parti du Centre, Kaas se sentit trahi. »

Par la suite, Kaas s’opposa vigoureusement au nouveau gouvernement…

Pour en savoir plus : la page qui lui est dédiée sur Wikipédia

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