« Amen » : les contre-vérités de Costa Gavras

Au moment où la chaîne française « France 3 » s’apprête à rediffusser le film très peu historique de Costa Gavras, il est important de rappeler que les évêques de France ont contribué à rétablir la vérité historique dans différentes interventions lors de la sortie du film, en 2002, tout comme, à moindre échelle, les animateurs de ce blog, devenu depuis le 1er site consacré à Pie XII. Zenit avait aussi rencontré à cette occasion le directeur de la revue trimestrielle « Histoire du Christianisme » (HCM), Jean-Yves Riou. Retour sur ses arguments.

Les évêques de France n’ont pas dit « Amen » aux contre-vérités de Costa Gavras

Le cardinal Jean-Pierre Ricard, alors président de la Conférence épiscopale, avait souligné – « Ne comptez pas sur moi pour dire « Amen. »! » – qu’il faudrait, au moins, « que les catholiques soient au clair avec les accusations dont leur Église est la cible ».

A l’occasion de cette rediffusion, nous re-publions aussi cette interview de Jean-Yves Riou diffusée le mercredi 13 février 2002, sous le titre : « La Shoah et Pie XII : les trois tentations de Costa-Gavras ». Depuis, la recherche historique nouvelle n’a fait que confirmer les éléments mis en évidence par l’auteur.

Jean-Yves Riou est le directeur de la revue trimestrielle « Histoire du Christianisme » (HCM) qui a déjà publié un numéro entier sur Pie XII (« Pie XII, Pape de Hitler? », n. 7, mai 2001). Zenit lui a demandé son point de vue historique sur le film de Costa Gavras « Amen » présenté au Festival du film de Berlin et qui s’inspire de la pièce de Rolf Hochhuth « Le Vicaire » (1963). Jean-Yves Riou a rencontré le réalisateur et publie un entretien avec celui-ci dans le prochain numéro de la revue HCM (n. 9, « La Shoah et Pie XII : les trois tentations de Costa-Gavras », sortie le 21 février en France).

Zenit – Jean-Yves Riou, vous avez déjà publié un numéro de Histoire du Christianisme Magazine sur Pie XII, et vous en publiez un deuxième à l’occasion du film « Amen » que Costa Gavras a réalisé à partir de la pièce de Rolf Hochhuth « Le Vicaire ». Vous avez vu le film, quelles sont vos premières impressions ?

Jean-Yves Riou – Très mitigées. Bien sûr, Amen fait mémoire de la Shoah et c’est une bonne chose. La Shoah reste toujours un sujet d’actualité et de méditation. Bien sûr, Amen médiatise la figure de Kurt Gerstein, et je trouve cela important car c’est peut-être une forme de réponse publique aux délires négationnistes (ceux qui nient l’existence des chambres à gaz, ndlr).

Et puis, Amen pose des questions de fond : l’indifférence, la responsabilité morale, le silence de Dieu au cœur du mal, le sens de la vie… Ce sont d’excellentes questions et il est bien normal de les poser et de les entendre. Encore que je vous rassure, ce n’est pas M. Costa-Gavras qui les a inventées.

Mais, selon moi, ce film donne de très mauvaises réponses. Et pour une raison très simple : c’est que l’Histoire a été sacrifiée sur l’autel du « pamphlet » cinématographique. En fait, la question du « comment ? » intéresse peu M. Costa-Gavras, il passe directement à la question du « pourquoi » ? Et là, il nous donne ses réponses qui ne sont que des opinions.

Zenit – Vous ne diriez donc pas, comme on n’a pu le lire dans une dépêche récente, que c’est un « bon » film ?

Jean-Yves Riou – S’il s’agit d’un jugement cinématographique, alors, oui, pourquoi pas, Amen est un bon film, mais je n’ai que la compétence du spectateur pour en parler. S’il s’agit d’un jugement sur la légitimité des questions posées, alors, oui, Amen est un bon film. Mais s’il s’agit du fond historique et de l’image que le film donne de l’Eglise catholique pendant la guerre, alors, Amen est un film tout bonnement caricatural. Au lieu d’aider à réfléchir, il va seulement conforter des préjugés et faire de l’Eglise catholique un bouc émissaire commode. Sait-on, par exemple, que l’Eglise catholique, selon le consul de Milan, Pinchas Lapide, juif lui-même, fut l’institution qui sauva le plus de juifs pendant la guerre (entre 700 000 et 860 000) ? (Three Popes and the Jews, 1967)

Zenit – Le personnage clé du jeune père Fontana a-t-il une consistance historique ?

Jean-Yves Riou – Non, contrairement à Gerstein, Riccardo Fontana est un personnage de fiction. En regardant ce film, le spectateur va être confronté à un dilemme permanent : s’agit-il de fiction ou s’agit-il d’Histoire ? Je comprends bien sûr les contraintes du média-cinéma mais, ici, le sujet est grave.

Sur Fontana, on pourrait dire, aussi, qu’il représente une image inversée du jeune Pacelli : c’est un diplomate en poste à Berlin, un Romain, issu d’une famille de juristes au service du Saint-Siège…

Et que pourrait signifier cette image inversée ? Mais tout simplement que la générosité se fourvoie dès qu’elle s’empêtre dans l’institutionnel. Bref, la religion est acceptable comme phénomène individuel, Riccardo est très sympathique et Mathieu Kassovitz très bon dans le rôle, mais une fois institutionnalisée la religion n’est qu’un lieu de pouvoir comme les autres, voire pire car dissimulé sous de bons sentiments.

Zenit – Kurt Gerstein, l’officier SS, dans le film, rencontre le nonce à Berlin Mgr Orsenigo et le met au courant du traitement réservé aux juifs en Pologne. Comment s’est passée la rencontre, historiquement ?

Jean-Yves Riou – Gerstein le dit lui-même dans son rapport cité au procès de Nuremberg : il n’a jamais rencontré le nonce. C’est donc une scène de fiction sur laquelle repose tout le film. Il est exact que Gerstein s’est présenté à la nonciature. On ne sait pas exactement quand (1942 ? 1943 ?). On sait qu’il a parlé avec un membre de la nonciature mais on ne sait trop qui ? C’est tout.

Il faut aussi imaginer la réaction du personnel de la nonciature devant l’arrivée d’un type qui débarque en uniforme SS et qui prétend faire des révélations. Comment ne pas penser à une provocation ? Il existait d’ailleurs des précédents. Croire le contraire, c’est ne pas vouloir comprendre ce qu’étaient les nazis – à savoir, une bande de criminels et de la pire espèce – et ne pas comprendre ce qu’est un Etat totalitaire où règne le mensonge, la délation et la propagande.

Zenit – Le film, comme la pièce, apparaît comme un réquisitoire contre le « silence » de Pie XII ?

Jean-Yves Riou – Oui, absolument. Le message est: Pie XII savait et s’est tu, et il s’est tu parce que c’était un « politique » obnubilé par la menace communiste, obnubilé par la survie de sa propre Eglise et de ses intérêts mesquins et peut-être, un peu, aussi, parce qu’il était raciste et antisémite. Autant de points qui ne tiennent absolument pas la route. Ainsi que nous l’avons démontré dans notre n° 7 d’Histoire du christianisme magazine.

Zenit – Du point de vue de l’Histoire, peut-on dire que Pie XII a « parlé » ou non? Que savait-il ?

Jean-Yves Riou – Il faut distinguer avant et après le début de la solution finale. En 1942 on commence à savoir que le crime nazi est en marche mais certainement pas comme on le sait aujourd’hui. Penser le contraire est un anachronisme. Il existe des indices lourds, des informations remontent, mais elles sont tellement incroyables qu’on à peine à y croire, y compris dans les milieux juifs. Et puis évidemment les nazis dissimulent.

Pie XII a rompu trois fois son fameux « silence » : dans une allocution au consistoire de Noël 1940, mais à l’époque la solution finale n’a pas commencé. Le 24 décembre 1942, c’est le radio-message de Noël montré dans le film, mais dans une version aseptisée, et le 2 juin 1943, devant le Sacré-Collège.

Zenit – Pourquoi le discours de Noël 1942 est aussi long : qu’est-ce que Pie XII voulait dire exactement ?

Jean-Yves Riou – Comme le montrent les travaux de l’historien Peter Gumpel, Sj, le discours de Pie XII est une réfutation point par point du programme « Neue Ordnung » (le Nouvel Ordre) annoncé par Hitler, y compris de ses thèses racistes. Evidemment on ne ferait jamais un telle réfutation dans ce style aujourd’hui: mais c’était le début de la radio on faisait cela à l’époque.

Zenit – Pourquoi n’a-t-il pas employé le mot « juif » ?

Jean-Yves Riou – Le sujet a été discuté, notamment avec les Américains. Fallait-il employer le mot juif ? Il a été décidé que non, car le mot mettait Hitler dans une fureur dangereuse (on le sait par un rapport du nonce à Berlin qui avait vécu une telle expérience) et en espérant ne pas aggraver les déportations. On peut retrouver ces informations dans les Actes et documents du Saint-Siège, publiés entre 1965 et 1982, à la demande de Paul VI.

Zenit – Peut-on dire que les nazis aient compris ce que dénonçait Pie XII ?

Jean-Yves Riou – Mais, bien sûr. Tout le monde a compris le message de Noël 1942. Les services secrets du Reich ont écrit que le pape « défendait les juifs criminels de guerre ». Le New York Times a écrit que le pape défendait les juifs.

Au fond, la question posée par le film est : si Pie XII avait nommément désigner le crime nazi que ce serait-il passé ? M. Costa-Gavras semble penser que cela aurait pu, au pire, gripper la machine nazie, au mieux, la stopper. Et il avance ses preuves notamment, l’opération T4 contre les personnes handicapées : une protestation de l’Eglise ayant stoppé le crime. Mais la vérité, c’est que les nazis s’arrêtent… pour reprendre de plus belle. Et ça Amen ne le dit pas. En 1943, devant les cardinaux Pie XII explique pourquoi, il ne dénonce pas plus fort les criminels. Pourquoi refuser de l’entendre ? Il connaissait parfaitement les nazis et il existait des précédents de protestations publiques ayant très mal tourné : la Hollande, par exemple.

Zenit – A votre avis, quel est l’enjeu de ce film ?

Jean-Yves Riou – On fait un film sur le passé pour interroger le présent. Je pense que c’est là l’intention profonde de M. Costa-Gavras. Il s’interroge sur l’indifférence, hier et – aujourd’hui-, sur le triomphe du cynisme, hier et – aujourd’hui-… L’enjeu, où les enjeux du film, dépasse donc le seul cas de Pie XII. En effet, pourquoi faire de Pie XII un bouc émissaire ? Ce n’est pas rationnel. Sauf à noter que « l’affaire Pie XII » commence dans les années soixante. Elle est presque contemporaine de la société de consommation et des sixties triomphantes. Ce n’est pas anecdotique. Selon moi, derrière « l’affaire Pie XII », il y a le christianisme. Plus précisément le christianisme dans son statement majoritaire, c’est-à-dire le catholicisme. Pourquoi ? parce que l’Eglise catholique est aujourd’hui encore la seule communauté qui prétend dire un bien et un mal « objectivable », c’est-à-dire non dépendan ts de la seule volonté individuelle. Et bien cette prétention est jugée irrecevable : ce film voudrait démontrer qu’une institution « politique » qui s’est autant trompée hier ferait mieux de se taire aujourd’hui. L’enjeu, ici, c’est la recevabilité ou la non-recevabilité, d’une la parole biblique pour nos sociétés. Si elle n’est pas recevable, comme d’ailleurs beaucoup de nos contemporains le pensent, ce sont inévitablement les plus pauvres et les plus faibles qui en pâtiront.

Je pense, d’ailleurs, que les fondements du crime nazi sont métaphysiques. En cherchant à tuer Israël, les nazis ont cherché à tuer la parole biblique. Pourquoi ? parce que la parole biblique, comme par un effet de miroir, renvoyait aux nazis la négation de leur propre volonté de puissance.

Propos recueillis par Anita Sanchez Bourdin

La revue « Histoire du christianisme Magazine » (HCM) n° 9: « La Shoah et Pie XII : les trois tentations de Costa-Gavras », disponible par correspondance : CLD, BP 203, 37 172 Chambray-les-Tours, (13, 50 euros, port compris). Renseignements (numéro en France) : +33 02 47 28 20 68.

Source : Zenit

Lire aussi sur ce blog : Une critique du film Amen, Amen de Costa Gravas, Naissance d’une légende : « Le Vicaire » de Rolf Hochhuht (sur laquelle s’inspire Amen), Pie XII « parla » dans un radio message de Noël 42.

5 réflexions au sujet de « « Amen » : les contre-vérités de Costa Gavras »

  1. Michel Martinez

    Très bonne réflexion sur le film, que j’ai découvert hier; j’en avais naturellement entendu parler, mais ce que j’entendais ne me donnait pas envie d’aller le voir. Il est temps de sauver la mémoire de Pacelli de la calomnie dont on l’accable depuis trop longtemps. "In cauda venenum", la dernière scène du film laisse entendre la complaisance de l’Eglise envers les anciens dignitaires nazis : "Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose …"

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  2. angelo

    il est plus facile d’être pape en temps de
    paix qu’en temps de guerre! c’est évident !
    il était homme avant tout ! avec ses fai-
    blesses, ses peurs; choses que l’on sait..
    choses que l’on ne sait pas…qu’aurions
    nous fait à sa place ? ce fut un grand Pape

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  3. Legolas

    Historiquement, d’après ce que l’on sait aujourd’hui, Pie XII n’a rien fait pour tenter d’arrêter le massacre des juifs. Le genre de phrase "pamphlet" cinématographique.", "le pourquoi sans s’arrêter sur le comment" ne montre rien et ne fait que flatter le lecteur déjà convaincu.

    A mon sens, on ne peut pas comparer la tiédeur de Pie XII envers les nazis, aux phases cycliques vis à vis des dictatures en général et du communisme en particulier, car il est évident que l’échelle est si différente que cet argument prend plus l’allure d’une justification des défendeurs actuels de Pie XII.

    On aurait bien envie d’aller dans le sens de l’auteur, si on ne savait que le vatican refuse toujours l’accès aux historiens aux archives complètes de l’époque. C’est là que le bàs blesse ! Il est important de fonder notre reflexion historique sur des faits réels et avérés, et d’éviter dans les deux partis, de se laisser berner par des phrases qui contournent cette logique de vérité en voulant faussement s’adresser à notre morale.

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  4. Cankara

    Je propose à Legolas, qui se plaint du refus de l’accès aux archives complètes du Vatican, la lecture de l’ouvrage "Pie XII face aux Nazis" de Charles Klein, écrit, lui, à partir des archives Allemandes.

    "Le lecteur découvrira, cepedant, au fil des pages, la réalité de la lutte qui, six années durant, a opposé le Sacerdoce au nouveau Reich, la Croix à la croix gammée, la charité universelle de la Foi chrétienne à une de ces idéologies de la nation, de la race ou de la classe qui, au cours de l’histoire, ont prétendu tour à tour à la domination du monde… Peut-être alors pourra-t-il mieux voir se dessiner la silhouette de celui auquel sa charge surnaturelle imposait de cruels conflits de devoirs au coeur d’une impitoyable mêlée"

    René

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  5. Philomène

    IL FAUT SAVOIR LIRE "LEGOLAS"…..

    Des Juifs témoignent avoir été sauvés par Pie XII

    Parmi eux, le fils du rabbin de Gênes, durant la guerre

    ROME, Lundi 13 octobre 2008 (ZENIT.org) – Plusieurs juifs italiens témoignent devant les caméras avoir été sauvés par des membres de l’Eglise, avec le soutien de Pie XII, lors des persécutions nazies.

    Parmi eux, Emanuele Pacifici, fils de Riccardo, qui était le grand rabbin de Gênes durant la seconde guerre mondiale. Un reportage vidéo produit par le mensuel Inside the Vatican et par l’agence H2onews.org, recueille son témoignage et celle d’autres survivants.

    Emmanuele Pacifici était un enfant durant la guerre. Il se souvient du jour où les nazis ont réclamé 50 kg d’or à la communauté juive de Rome.

    « Réunir 50 kg d’or en quelques heures seulement était impossible. Sans faire de publicité, la ville de Rome collabora de mille façons : avec des dents en or (car avant on portait des dents en or), une bague, tout ce qu’ils avaient. Et les 50 kg furent récoltés », se souvient-il.

    « Mais la promesse de nous épargner n’a pas été tenue, ajoute-t-il, et les juifs ont dû aller se cacher pour essayer d’échapper à une mort certaine. L’action du pape Pie XII fut décisive dans ces durs moments ».

    Un autre des survivants, Settimio Di Porto, se souvient : « Nous avions perdu nos droits civils. Nous ne pouvions rien faire. Nous n’avions même pas de carte de rationnement pour manger ».

    « La matinée du 16 octobre a été terrible. Je vois encore la scène. Ils ont tous été emportés dans des camions… il y a eu une grande razzia. Ils entraient dans les maisons et emmenaient les familles : femmes, vieillards, enfants, malades… ».

    « Ici à Rome, tous les couvents ont ouvert leurs portes », souligne Settimio Di Porto.

    Et Emmanuelle Pacifici ajoute : « Le Vatican était plein. Il y avait même des gens qui dormaient dans les couloirs ».

    Claudio Della Sera se souvient d’avoir été sauvé par les Frères Maristes du Collège Saint-Léon-le-Grand.

    Le Yad Vashem, musée et archives de l’holocauste à Jérusalem, conserve la mémoire de nombreux hommes et femmes qui, comme eux, ont arraché tant de juifs à la mort, et que l’on honore sous le nom de « Justes parmi les Nations ».

    Le journaliste du quotidien italien « Il Giornale », Andrea Tornelli, souligne que ces personnes « ont agi pour sauver les juifs, à un moment où l’on ne savait pas quelle aurait été l’issue de la guerre, et donc, dans un geste totalement désintéressé ».

    Matteo Luigi Napolitano, professeur d’histoire à l’Université de Molise (Italie), témoigne que « les documents des services secrets américains nous disent aussi la raison pour laquelle Hitler haïssait le pape : parce qu’il cachait des juifs, parce qu’il donnait des ordres aux couvents, aux sanctuaires, en cachaient au Vatican même ».

    Les religieuses, se souvient encore Emmanuele Pacifici, tentèrent de sauver les femmes juives en les cachant dans les couvents.

    Il raconte que les Allemands sont entrés à l’intérieur d’un couvent et déportait 33 femmes, dont sa mère, qui se trouvait là.

    « La Mère supérieure Sœur Ester Busnelli a été arrêtée pour avoir fait quelque chose qu’elle ne devait pas faire », raconte-t-il.

    « Il faut comprendre le risque que c’était … le risque qu’avait couru Pie XII en sauvant 8.000 personnes », souligne-t-il.

    Le reportage « Pie XII et les Juifs » est disponible sur le site http://www.h2onews.org (reportage du 9 octobre).

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