Le magistère de Pie XII, « un héritage précieux », souligne Benoît XVI

Le magistère de Pie XII constitue « un héritage précieux dont l’Eglise s’est enrichie et continue à s’enrichir », déclare Benoît XVI.

Le pape a reçu samedi 8 novembre au Vatican les participants d’un congrès organisé par les Universités Grégorienne et du Latran sur « L’héritage du Magistère de Pie XII, et le Concile Vatican II » (6-8 novembre), à l’occasion du 50e anniversaire de la mort du pape Pacelli.

Benoît XVI voit en lui, à la lumière de son enseignement, « une figure de grande valeur historique et théologique », « un héritage précieux dont l’Eglise s’est enrichie et continue à s’enrichir », qui « reste toujours pour les chrétiens d’aujourd’hui d’une valeur inestimable ».

« Je souhaite, a affirmé le pape, que l’on continue à réfléchir sur l’héritage précieux laissé à l’Eglise par ce Pontife immortel, pour en tirer des applications profitables pour les problèmes qui se manifestent aujourd’hui ».

Pie XII a par exemple publié plus de 40 encycliques, a rappelé le pape qui a choisi d’en mentionner trois : « Mystici Corporis », sur « la nature de l’Eglise », « Divino afflante Spiritu » sur la Sainte Ecriture, et « Mediator Dei » sur la Liturgie.

Quant aux discours de Pie XII, ils se sont adressés, soulignait Benoît XVI aux prêtres, aux religieux comme aux laïcs de différentes professions, notamment aux médecins.

Les sciences et les techniques

Pape ouvert aux progrès des techniques et de la science, il a aussi consacré une encyclique, « Miranda Prorsus », aux moyens modernes de communication, car il constatait qu’ils avaient de plus en plus d’influence sur l’opinion publique.

Attentif au progrès des sciences, il mettaient aussi en garde « contre les risques d’une recherche qui ne serait pas attentive aux valeurs morales ».

Plusieurs de ses discours portent sur le nouvel ordre social, national et international, exhortant à le fonder sur la justice.

Benoît XVI a aussi mentionné l’enseignement du pape Pacelli sur la Vierge Marie, dont le sommet est la proclamation du dogme de l’Assomption, lors du jubilé de 1950.

Pour ce qui est de la méthode et du tempérament de Pacelli, Benoît XVI souligne : « Il était contraire aux improvisations : il écrivait chaque discours avec le plus grand soin, en pesant chaque phrase et chaque mot avant de le prononcer en public. Il étudiait attentivement les différentes questions, et avait l’habitude de demander conseil à d’éminents spécialistes, quand il s’agissait de questions qui exigeaient une compétence spécifique ».

Le pape décrit son prédécesseur comme « un homme mesuré et réaliste, étranger aux optimismes faciles, mais tout aussi exempt du danger du pessimisme qui ne convient pas à un croyant », en outre, « il avait horreur des polémiques stériles, et était profondément méfiant à l’égard du fanatisme et du sentimentalisme ».

Le secret de la fécondité

Vu l’abondance et la qualité de ce magistère, Benoît XVI s’étonne et se demande « comment il est arrivé à faire autant de choses, tout en devant se consacrer aux nombreuses autres tâches liées à sa charge de Souverain Pontife ».

Quant à ses qualités intellectuelles, il souligne encore ce qui faisait l’admiration de ses collaborateurs : « Tous reconnaissent à Pie XII une intelligence peu commune, une mémoire de fer, une familiarité singulière avec les langues étrangères, et une grande sensibilité ».

« On a dit, fait observer Benoît XVI, qu’il était un diplomate accompli, un éminent juriste, un très bon théologien. Tout cela est vrai, mais cela n’explique pas tout ».

On pense à ce propos au livre de Philippe Chenaux, auteur de la « première biographie scientifique » de Pie XII : « Pie XII, diplomate et pasteur » (Cerf, 2003).

Benoît XVI dévoile le secret de la fécondité de ce pontificat en disant : « Tout naissait de son amour du Seigneur Jésus Christ, et de son amour de l’Eglise et de l’humanité. En effet, il était avant tout un prêtre en union constante et intime avec Dieu, un prêtre qui trouvait dans de longs moments de prière devant le Très Saint Sacrement, dans le colloque silencieux avec son Créateur et Rédempteur, la force pour son immense travail ».

Source : Zenit

Une réflexion au sujet de « Le magistère de Pie XII, « un héritage précieux », souligne Benoît XVI »

  1. juegos de mario

    Notre très cher pape, benoit XVI ne fait certainement pas l’unanimité que faisait son prédécesseur Jean-paul II. Il est vrai qu’il n’a pas autant de charisme et ces propos peuvent manquer de « diplomatie » aux premiers abords. Cependant, il faut souligner que les médias se font un malin plaisir à s’acharner dessus en sortant ses propos de tout contexte ( je pense notamment à la question du préservatif et du SIDA ). Ainsi une fois dans leur contexte, ses propos sont plus discutables.

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