Exclusivité : « Pie XII et les Juifs »

Découvrez en exclusivité un résumé de l’ouvrage du professeur et rabbin David Dalin qui paraîtra en français dans une semaine tout juste, le 21 juin prochain. Contrairement aux diverses études mettant en cause le pape Pacelli, l’exégèse du professeur Dalin a une grande qualité : il repose sur une avalanche de faits puisés aussi bien dans les archives vaticanes que celles allemandes, britanniques, françaises et italiennes.

Retour sur un ouvrage attendu…


  • Contenu du livre

L’ouvrage du Professeur Dalin est une réponse non dissimulée au livre de John Cornwell (et à la pièce de Rolf Hochhuht). L’historien juif n’hésite pas à contredire, nombreuses preuves à l’appui, les thèses véhiculées par des ouvrages mensongers tels ceux de James Caroll.

Pour le rabbin américain, le pape Pie XII a réellement défendu les juifs durant la Seconde Guerre mondiale et a ainsi sauvé la vie de nombre d’entre eux. David Dalin estime qu’il est « abominable de rendre fautif Pie XII pour des faits qui relèvent de la responsabilité absolue de Hitler », et donne l’exemple des milliers de juifs de Rome cachés au Vatican, dans les monastères et les couvents de la ville sainte.

Le Professeur Dalin va droit au but, comme le montre l’ouverture de son ouvrage : « Soixante ans après la Shoah, alors que l’antisémitisme sévit parmi les islamistes fondamentalistes et qu’il se développe rapidement dans certains milieux laïcs européens, n’est-il pas paradoxal que les média progressistes occidentaux tentent d’accuser le pape Pie XII (et même l’ensemble de l’Eglise catholique) d’antisémitisme ? Pourtant, au moment des faits, une telle idée ne serait venue à l’idée de personne. (…) C’est sous forme de propagande communiste, à l’encontre de ce pontife résolument anti-communiste, qu’ont commencé les accusations grandiloquentes contre l’attitude du pape pendant la guerre, propagande qui fut facilement écartée… »

David Dalin consacre son premier chapitre à la légende noire, en décryptant tout le processus qui a abouti à sa création, dénonçant l’implication active des médias : « La polémique anti-papale des ex-séminaristes comme Garry Wills (écrivain et historien américain célèbre) et John Cornwell (auteur du Pape de Hitler), des ex-prêtres comme James Carroll (auteur, romancier et chroniqueur américain réputé), et autres relaps ou catholiques libéraux aigris exploitent la tragédie des personnes juives pendant l’holocauste pour nourrir leur volonté politique de provoquer des changements dans l’église catholique aujourd’hui. » Le second chapitre retrace l’histoire des papes avec les Juifs. Ces deux premières parties sont un apport majeur et unique qui permettent de comprendre tous les enjeux de la querelle. Elles sont fondamentales tant pour la suite du livre que pour comprendre toute la polémique dont est victime Pie XII. Ces deux premiers chapitres récapitulent toute la problématique et relèvent tous les paradoxes – quand ce ne sont pas les contradictions ou les nombreuses malhonnêtetés – visant le pape.

Les chapitres suivants racontent la vie de Pie XII, son enfance, son activité à Rome, sa mission en tant que nonce à Munich puis à Berlin, son élan pour la paix et contre le nazisme lorsqu’il était secrétaire d’Etat ; enfin, son incroyable courage tout le temps qu’il fut pape. Le génie du professeur Dalin est de restituer tous les hauts faits, connus de la plupart, en y ajoutant de nombreux petits détails inédits.

Il faut enfin noter les deux dernières parties du livre, excellentes, consacrées aux « médias progressistes et les guerres culturelles », montrant que Pie XII n’est qu’un moyen pour atteindre Jean-Paul II et Benoît XVI et critiquer leurs positions sur toutes les questions qui occupent notre société, et au rôle d’un certain islamiste dans l’entourage du Führer. Dans l’avant-dernière partie, le Professeur Dalin décèle toutes les manipulations qui font que « les médias progressistes, en popularisant et perpétuant le mythe du pape de Hitler, en ont fait un point de mire de la guerre culturelle ».

Dans l’ultime partie, la rabbin va encore plus loin : « Les racines de l’antisémitisme islamique sont profondes, et elles se sont trouvées renforcées par l’islamisme radical et la collaboration avec les Nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale. » David Dalin cite Hadj Amin al-Husseini, grand mufti de Jérusalem, « fondamentaliste islamique anti-juif » qui « rencontra Hitler en privé, en de nombreuses occasions, et appela publiquement à la destruction de la communauté juive d’Europe, et ce à plusieurs reprises. Le grand mufti était le collaborateur nazi par excellence. » Certains pourront paraître gênés par cette partie qui n’a pas directement de rapport avec le pape Pie XII. Il est bien évident que cette partie, si elle n’en demeure pas moins intéressante, est à remettre dans le contexte général de notre époque : les fortes résonances contemporaines de cet axe d’étude sont donc à prendre en compte.

Inédite et reposant sur des sources précises, cette étude du Professeur Dalin achève de montrer la vaste manipulation autour de Pie XII qui ne fut pas le collaborateur, l’allié et l’ami de Hitler. C’est bien la grande qualité de cet ouvrage que de ne jamais affirmer la moindre thèse sans une avalanche de faits pour la soutenir.

Un ouvrage d’utilité publique !

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2 réflexions au sujet de « Exclusivité : « Pie XII et les Juifs » »

  1. Grégoire

    Sur les liens revendiqués et connus de Hadj Amin al-Husseini et sur son séjour à Munich durant WWII, voir également les passages de "Si je t’oublie,Ô Jérusalem" de Larry Collins et Dominique Lapierre.

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