I. Montée du nazisme (1/4)

Le nazisme est-il d’inspiration chrétienne ?

Quelle fut l’attitude de Hitler vis-à-vis des catholiques dans son ascension fulgurante ?

1) Quelques éléments sur la montée du nazisme…

La montée du nazisme est le fruit indirect du traité de Versailles qui a accentué le traumatisme provoqué par la défaite et celui direct de la crise économique de 1929. Diverses organisations plus ou moins secrètes se créent, s’organisant parfois en parti, comme le Parti ouvrier allemand qui devient peu à peu le national-socialisme (NSDAP) d’un certain Adolf Hitler. Encadrées par des officiers, rassemblant en grande partie les nostalgiques de l’ordre impérial, les jeunes gens revanchards et les chômeurs, ces organisations sont financées par de riches industriels. Sa principale activité est l’assassinat de personnalités : en trois, plusieurs centaines de politiciens sont abattus, dont le célèbre leader du Centre catholique, Erzberger. C’est l’époque des putsch et autres coups de force, tel celui manqué d’Hitler les 8 et 9 novembre 1923, à Munich.

Hitler est emprisonné. Durant ce temps d’incarcération, il dicte à son secrétaire, Rudolf Hess, les premiers chapitres de son livre-programme, Mein Kampf, publié en 1925. Après sa libération, il s’entoure de Goebbels, de Goering et de Himmler. Mais il faudra la crise économique de 1929 et ses conséquences pour que le courant national-socialiste s’impose. La 31 juillet 1932, le NSDAP remporte 230 sièges sur 607, porté par un électorat de 14 millions d’Allemands. Le 30 janvier 1993, grâce au soutien et à la pression du grand patronat, Hitler est nommé chancelier du Reich.

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